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L'ASCENSION DE L'ALPAMAYO

RETOUR SUR L?ASCENSION DE L?ALPAMAYO, ® LA PLUS BELLE MONTAGNE DU MONDEÿ¯.

 

En juillet dernier, Clément Bublot, son petit frère et un ami se sont envolés pour le Pérou afin d’accomplir un de leur rêves : réaliser l’ascension de l’Alpamayo (5947m) et du Quitaraju (6040m). La préparation nécessaire l’accomplissement de leur défi prit une saison complète : footings, cascades de glaces, goulottes, sommets en haute montagne ... Retour sur une aventure exceptionnelle en Amérique du sud.

ARRIVEE AU PEROU & ACCLIMATATION

Après 24 heures de voyage, Clément, Théophile et Alban arrivent à Huaraz, ville située dans la partie centrale la Cordillère des Andes péruviennes, à plus de 3000m d’altitude. Démarre alors une phase d’acclimatation, nécessaire pour ce type d’ascension.
Celle-ci s'est déroulée pendant 8 jours avant le début de l'ascension.
Les trois français se rendent chaque jour vers des lacs d'altitude différents (autour de 4400m) pour y passer la nuit, de façon à habituer leur corps au manque d’oxygène. Dormant sous des petites huttes ou à la belle étoile, leurs sacs de couchage sont systématiquement recouverts de givre. Ils redescendent en plaine chaque lendemain pour se réapprovisionner et préparer leur phase d’acclimatation suivante.

La météo est globalement avantageuse, hormis une après-midi où un orage a éclaté : « Nous étions loin de tout abri et avions seulement une petite bâche pour nous protéger. Dès que la grêle a commencé à tomber, nous avons déployé la bâche sur nous et attendu que le temps se calme en dégustant un délicieux saucisson français au beaufort. Au bout d’un certain temps, une accalmie nous a permis de continuer notre cheminement jusqu’au prochain lac pour passer la nuit. Les averses se sont alors succédé et le protocole bien rodé se remettait en place : déplier la bâche, s’abriter, sortir le saucisson, attendre l’accalmie, replier la bâche et repartir, jusqu’à la prochaine averse. Notre progression a été plus que lente ce jour-là ».

"Au cours de cette phase d’adaptation, l’altitude se fait fortement ressentir ; l’essoufflement est présent dès le moindre effort."
Après 6 jours d’acclimatation via leurs randonnées quotidiennes, les français grimpent un premier sommet « facile », terminant ainsi leur acclimatation face à la Cordillère blanche, enneigée.
Parfois, ce n’est pas la marche qui est la plus dure … Trouver le bon collectivos (transport en commun péruvien) qui les amène au point de départ de la marche d’approche sans parler un mot d’espagnol semble être une épreuve. Malgré les imprévus, ils gravissent le 30 juillet leur premier sommet péruvien, l’Ishinca (5530m), et sont fins prêts pour l’ascension de l’Alpamayo et du Quitaraju.

L’ETAPE ULTIME : ASCENSION DE L’ALPAMAYO & DU QUITARAJU

Pour les deux sommets qu’ils prévoient d’apprivoiser, les français sont bien entourés : deux porteurs, un cuisinier, deux guides et des ânes pour porter le matériel. Ils boivent du matte de coca à longueur de journée, un thé aux feuilles de coca hydratant et combattant le mal des montagnes.
L'approche des sommets se déroule en plusieurs étapes : Cashampa – Llamac et Llamac , respectivement un camp de base et un camp de base - camp d'altitude. La suite de l’aventure est consacrée à l'ascension de l’Alpamayo.
Le réveil à minuit est presque un soulagement, car le vent n’a cessé de secouer la tente : « Le départ s’est fait rapidement et nous avons vite compris que le froid serait dur à supporter. A partir de la rimaye, nous tirons des longueurs jusqu’au sommet (8 ou 9 longueurs de 65m), et l’attente au relai est une épreuve dans le froid. Il faisait environ -15°C et le vent accentuait le ressenti. Heureusement notre progression fut rapide et à 7h30 nous étions tous au sommet ».

Après un jour de repos, Clément, Théophile et Alban entament la dernière ascension du voyage : le Quitaraju. Le scénario précédent se reproduit : départ en pleine nuit, le froid, les longueurs qui s’enchainent, et enfin le lever de soleil majestueux en arrivant au sommet.
Malheureusement le spectacle est court. La face étant orientée sud, la neige ramollit vite et les rappels (qui se font sur des pieux à neige) deviennent périlleux. Les huit rappels, de 70m chacun, semblent interminables. C’est donc avec soulagement que les français atteignent le camp d’altitude puis le camp de base.
Au cours de cette expédition, les trois français sont confrontés à l’accident mortel d’un autre français, tombé en franchissant la rimaye lors du dernier rappel. Malgré l’intervention des secours, la victime a succombé à ses nombreuses fractures. Pour Clément, « cet épisode nous a chacun fait réfléchir sur la montagne et les risques que nous étions prêts à prendre lors de cette expédition ».

LE RETOUR

Malgré les nombreux rebondissements lors de leur aventure, c’est avec des étoiles plein les yeux et une incroyable fierté que Clément, Théophile et Alban rentrent en France. Quant aux 75 sachets de matte de coca ramenés… Ils resteront coincés à la douane, leurs propriétés thérapeutiques n’étant pas encore reconnues en France !
Cairn a accompagné ces trois aventuriers en les équipant de deux paires de lunettes de soleil. Un modèle pour l’alpinisme, les RIVER POLARIZED, et un modèle plus adapté pour la phase d’acclimatation, les MARLON. Ils ont également emmené avec eux le masque de ski GRAVITY, qu’ils ont pu tester dans des conditions extrêmes.
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